Marama, un feu trop contrôlé
CRITIQUES COURTES
Thomas Cordet
4/22/20261 min read


Ce que je retiendrai de Mārama c’est avant tout son actrice principale, Ariāna Osborne, qui tient le film à bout de bras par une performance haletante et éruptive. Son haka en robe rouge est sans aucun doute l’une des plus belles scènes que j’ai vu depuis longtemps, et on n’est pas prêt de l’oublier.
L’esthétique du film est tiraillée entre les codes bien ancrés du cinéma gothique européen et la volonté politique forte de placer un personnage maorie face à ses colonisateurs. On y retrouve une image soignée à la Nosferatu et des choix musicaux intéressants qui accompagnent le récit de la bonne manière. Néanmoins, on s’attend à un parti-pris plus affirmé quant aux choix de mise en scène, le film reste dépendant des effets de peur du genre gothique et ne cherche pas à faire bouger les lignes. On y retrouve aussi beaucoup de motifs déjà existants dans des films reconnus comme la présence d'une étrange chaumière triangulaire dans Midsommar. C’est dommage car Mārama est prometteur, c’est un film très ambitieux, il est politiquement fort et a un vrai potentiel esthétique, il manque juste une touche plus originale sur la mise en scène, ce qui ferait toute la différence d’après moi.
Manon Massène


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