Critique : Love actually de Richard Curtis : Le cadeau romantique de Noël

CRITIQUE ANCIENS FILMS

Enzo Beaufort

12/26/20253 min read

Quoi de mieux pour prolonger cette ambiance de Noël que de replonger dans une des meilleurs comédies romantiques sur la période hivernale qui existe : Love actually (2003), le film idéal pour se blottir sous la couette muni d’un bon chocolat chaud.

Love Actually, si vous n’avez pas encore vu ce petit bonbon de Noël made in Great Britain, est un film chorale qui entremêle plusieurs histoires d’amour se déroulant à Londres à l’approche de Noël. Véritable canevas de personnages, le film repose sur une idée simple mais ambitieuse : montrer l’amour sous toutes ses formes qu’il soit romantique ou familial, naissant ou s’étiolant à petit feu, inavoué ou enfin porté au grand jour, et tout cela à 5 semaines de Noël.





L’un des grands atouts de Love Actually réside dans son efficacité émotionnelle. Richard Curtis sait comment provoquer le rire comme les larmes en alternant scènes légères et moments plus graves. Certaines intrigues notamment celles qui explorent la désillusion apportent une profondeur inattendue à un film souvent perçu comme simplement comique. Le personnage brillamment interprété par Emma Thompson, incarne par exemple la douleur d’un amour disparaissant peu à peu et qui se confirmera le jour de Noël avec cette bouleversante scène d’ouverture de cadeaux.

Le film évoque également le deuil dont fait face le personnage interprété par Liam Neeson, alors veuf, mais qui rebondira grâce à l’amour qu’il porte à son fils. Niveau comédie, on est aussi servis, rien que par l’histoire entre ces deux acteurs pornos qui peuvent tourner des scènes sans problème tout en discutant de la pluie et du beau temps (pendant ses scènes bien sûr) et tout en bégayant lorsque le moment d’avouer leurs sentiments est arrivé.

Concernant la mise en scène, elle est très simple, et ce n’est pas le but recherché que d’impressionner le spectateur au niveau technique, Richard Curtis veut faire fondre les coeurs grâce à sa galerie de personnages et d’acteurs, à ce montage qui enchaîne les situations comiques ou tragiques, et à cette magie de Noël qui enveloppe tout le film. Et cette magie fonctionne extrêmement bien parce que Curtis a pris le temps, dans l’introduction de son film, de poser son décor, et sa galerie de personnages. Dès le début, la voix off de Hugh Grant nous parle des différentes formes d’amour sur des images d’aéroports réunissant des milliers de gens pour les fêtes qui se retrouvent et s’enlacent, tout cela pour nous rappeler que l’amour est partout. Puis, des plans montrant l’Angleterre empreinte de la neige et des décorations de Noël viennent distiller cette magie qui enveloppe le film.







Malgré certaines scènes ayant quelques peu vieillies pour certains, Love actually reste une vraie douceur de Noël que l’on prend plaisir à revoir en cette période. C’est un vrai « film confort » maintenant devenu culte et qui ravira les amateurs de comédie romantique mais aussi les mordus de films de Noël et ceux qui raffolent, comme moi, des films chorals où les destins s’entremêlent et fusionnent dans un enchevêtrement de situations.

Enzo Beaufort.